RENSEIGNMENTS EN FRANÇAIS
Questerre Energy Corporation
BASSES-TERRES DU SAINT-LAURENT, QUÉBEC
Les basses-terres sont situées au Québec, au sud du fleuve Saint-Laurent, entre Montréal et Québec. Le potentiel d'exploration des basses-terres est complété par la proximité de l'un des plus vastes marchés du gaz naturel en Amérique du Nord, un réseau de distribution bien établi et des termes fiscaux favorables. La région est prometteuse en gaz naturel à bien des égards; une première cible est la Rivière noire de Trenton de l'Ordovicien (« TBR ») à environ 2 000 m de profondeur et les gisements Lorraine et Utica à respectivement 500 m et 2 000 m de profondeur.
La majorité des terrains et fonds marins en réserve de Questerre, représentant plus d'un million d'acres brutes, repose au cœur du chenal entre deux caractéristiques géologiques importantes - une faille de chevauchement de subsurface, connue sous le nom de ligne de Logan, à l'ouest, et la faille synsédimentaire Yamaksa à l'est. Cette exploitation est composée de trois blocs distincts.
Le bloc le plus vaste, d'une superficie de 719 788 acres, est assujetti à un accord d'affermage et de participation avec Talisman Energy. Dès que Talisman aura acquis la totalité du bloc, Questerre détiendra environ 25 % de participation directe et une redevance de 4 ¼ % sur la production.
L'exploitation Yamaska, de 113 453 acres, est régie par un accord de redevances et de coentreprise avec Gastem Inc. et Forest Oil et est située à côté des terrains d'affermage de Talisman. Questerre détient présentement une redevance dérogatoire brute de 7,5 % convertible en une participation directe de 20 % sur ce bloc. Questerre a reçu un avis de Gastem stipulant que cette dernière a l'intention de convertir cette redevance en participation directe.
St. Jean, le troisième bloc d'exploration de Questerre couvrant une superficie de 181 255 acres, est situé près de la frontière américaine. Questerre détient une participation directe dans ce bloc d'environ 56 % avec Gastem.

Formations Utica/Lorraine
Le potentiel de shale d'Utica dans les basses-terres a pour la première fois été quantifié en 2007 par EnCana lors d'une présentation à une conférence destinée à l'industrie. Le rapport a établi l'Utica comme étant une étendue pétrolière de ressources viable couvrant plus de 1 million d'acres présentant une ressource découverte de 163 trillions de pieds cubes (Tcf) ou environ 88 milliards de pieds cubes (Bcf) par mille carré. Des travaux techniques menés subséquemment par Forest et Talisman ont permis de fournir un soutien complémentaire en présentant des évaluations de ressources similaires d'environ 93 Bcf par mille carré. Selon les données publiées par Talisman, l'on s'attend à ce que le sondage peu profond de Lorraine démontre une quantité de gaz similaire en place et une ressource découverte évaluée entre 50 et 190 Bcf par mille carré.

Au cours de l'été 2007, Gastem a commencé le forage de deux puits - St. Francois du Lac et St. Louis de Richelieu - dans le bloc Yamaska afin d'évaluer le potentiel de shale d'Utica. Les deux puits ont été sondés avec succès à une profondeur verticale d'environ 1 800 m. L'opérateur, Forest Oil, a stimulé par la fracturation les deux puits et a fait état d'un taux d'essai initial jusqu'à 1 million de pieds cubes par jour (mmcf/d).
En se basant sur ces résultats, l'opérateur a annoncé un programme pilote pour sonder et stimuler par la fracturation trois puits horizontaux - deux sur les permis Yamaska - afin d'évaluer la commercialité de l'Utica. Les puits ont été sondés au cours du troisième trimestre et ont été terminés par une stimulation par des fracturations hydrauliques à quatre étapes par puits. Les puits sont à l'étape du nettoyage et un retour initial, avec des résultats préliminaires, sont attendus au début du premier trimestre de 2009.
Le programme d'appréciation de Talisman a aussi été mis en œuvre au milieu de l'année 2008 avec le réachèvement du puits Gentilly no 1 afin de tester l'Utica et le Lorraine. À la suite de la fracturation d'une nappe de pétrole à l'eau de 250 tonnes d'un seul intervalle dans l'Utica, le débit du puits s'est stabilisé à un taux de plus de 800 milliers de pieds cubes par jour (mcf/d) pendant les 18 jours du test. La stimulation et les essais de deux autres intervalles dans Lorraine sont en cours et des résultats sont attendus au début de l'année 2009.
Ces résultats préliminaires obtenus par Forest et Talisman corroborent les propriétés favorables de la roche de l'Utica, et particulièrement sa capacité à être stimulée par la fracturation. Nous prévoyons que cette stimulation sera optimisée au fil du temps afin de maximiser la récupération avant le développement définitif.
Les deux autres puits acquis sondés par Talisman - La Visitation et St. David - ont été forés en septembre et décembre 2008; les tests des intervalles de l'Utica et de Lorraine étant prévus pour le début de l'année 2009. Conjointement à l'achèvement et aux tests, Talisman prévoit sonder son dernier puits acquis - St. Edouard - qui permettra également d'évaluer ces intervalles en plus de la Rivière noire de Trenton.
Afin d'évaluer le possible prolongement de l'étendue pétrolifère d'Utica vers le sud du chenal, Questerre a foré le puits St. Jean sur Richelieu près de la frontière américaine. L'Utica est plus profond dans cette région; le puits a une profondeur totale de 422 m. Une stimulation pour établir l'écoulement des gaz est prévue pour janvier 2009, selon la disponibilité de l'équipement.
Formation de la Rivière noire de Trenton
Le succès de l'étendue pétrolière de la Rivière noire de Trenton dans le bassin des Appalaches analogue au sud a amené Questerre à initialement sécuriser sa position sur le terrain dans les basses-terres en 2001.
Questerre a mené une étude géologique et géophysique régionale complète des basses-terres afin d'appuyer ce modèle d'exploration. Cette étude comprenait le retraitement et la réinterprétation d'une base de données de plus de 3 000 km de relevés sismiques en 2 dimensions et un examen détaillé des puits qui avaient été sondés dans cette région. Les travaux sont appuyés par la présence documentée de la TBR dolomitisée en affleurement et d'un puits de forage au Québec. Avec la cartographie des systèmes de faille verticale de décrochement de cette étendue pétrolière et la modélisation sismique, Questerre a identifié de nombreux passages pour la TBR. 
Talisman a foré son premier puits, Gentilly no 1, sur l'exploitation de Questerre à la fin de l'année 2006 en ayant comme premier objectif la TBR. Bien que les taux finaux d'environ 340 à 630 mcf/d n'ont pas justifié une conduite d'amenée, Questerre croit que les résultats ont validé son modèle d'exploration pour la TBR. Ces résultats et des travaux techniques additionnels ont amené Talisman à acquérir plus de 100 km de relevés sismiques en 2 dimensions en plus de ceux prospectés par Questerre et a décidé de sonder les trois puits restant conformément à son accord d'affermage.
